DJ Gigola
like gigolo, but Gigola
Si le terme « gigolo » désigne un playboy, il dérive à l’origine du français ancien « gigole », qui signifiait « femme qui danse ». DJ Gigola est donc les deux à la fois : une femme qui danse et un playboy. Là où d’autres perçoivent des tensions ou des contradictions, DJ Gigola voit une opportunité de création. Par sa manière ludique de faire tomber les barrières, elle capture l’air du temps d’une génération qui transforme et recontextualise sans cesse des concepts et des stéréotypes que l’on croyait figés.
En conséquence, ses sets comme ses productions sont, par essence, fluides en termes de genre. Ses sorties avant-gardistes, saluées par la critique, adoptent une approche hybride qui brouille avec succès les pistes entre la Dance et la Pop. En soirée, il n’est pas rare d’entendre DJ Gigola mixer du Madonna en sortant d’un vieux disque Bonzai pour enchaîner sur du Surgeon, le tout en l’espace de cinq minutes. Ses sets sont énigmatiques et reflètent une curiosité naturelle ; avide d’exploration, elle ne craint pas l’expérimentation. Mais aussi ludique que puisse paraître sa sélection, elle tisse rigoureusement des morceaux apparemment disparates autour d’un fil conducteur commun : le rythme.
Elle vit la musique principalement à travers la structure rythmique émergeant de motifs de percussions, plutôt que par des couches d’harmonies mélodiques. Cette compréhension profonde du rythme et du groove, alliée à sa connaissance multidimensionnelle de la musique et à son audace naturelle, font de DJ Gigola l’une des artistes les plus fascinantes à découvrir sur un dancefloor.